Divagation orientée

Vendredi 1 mai 2009
En forme de marché, je ne sens que mes neurones qui flânent de droite, de gauche, fouillent, cherchent, tout retournent pour au sein de tout ça ne trouver rien de bien intéressant à vous livrer.

Ils ont, cependant, beaucoup déambulé, tout secoué. Tous mes cortex sans exception. Même jeter les uns contre les autres. Du diencéphale au télencéphale, ils ont noué et dénoué, jusqu’à tresser, mon système nerveux pour voir si par hasard - le plus grand - la réaction en serait d’une quelconque utilité ''but… Nada'' !

Rien que de la bagatelle artificielle, quelques fadaises niaises, un néant fumant, frivole, bééééaaannnt.  Poussière d’inanité et baliverne inanimée. Ma tête est pauvreté, indigence et pénurie. Tout cela à la fois, pourtant.

C’est la dèche, quoi !

Et de ce vide futile à ma misère littéraire, il n’y avait qu’un pas de puce que je viens de franchir…

Voui, voui, je sors…



Hors sujet à partir du thème de la semaine des Impromptus.

Par PriscaCoune
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Mercredi 1 avril 2009

Absorbant peu à peu le rouge d'ma coccinelle

Ses pastilles se confondent, bien vite, trop vite, entre elles

Et le ciel s'assombrit prenant une teinte de gris

Le dernier souffle la quitte et la belle s'est enfuit


Et la douleur m'étreint de larmes or, déborde

Dévastant en mon sein le feu telle une horde

Alors la flamme s'éteint, par la tempête, soufflée

Emportant avec elle mes espoirs, dispersés


Et je reste à l'entrée, en lisière de forêt

Le vert en bleu se fond, le soleil est couché

Lors le tout disparaît, tout de noir consumé


Et noyé de silence, le monde s'anéantit

Etouffée de lenteur, mon émotion périt

Adieu ma coccinelle, adieu mon évanouie


 

Des Impromptus librement inspirés
Mais si loin d'une vie, même à peine, rosée
Alors seulement ici sera publié.
Pour elle.

Par PriscaCoune
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Lundi 19 janvier 2009

Pas terrible comme titre... Pas terrible comme journée alors ça conviendra.


Il semblerait que je sois fière. C'est, chez certains d'entre eux, une impression latente.

Dirait-on aussi orgueilleuse, arrogante, vaniteuse... ?

Prétentieuse, dédaigneuse, présomptueuse... ?

Outrecuidante, hautaine, suffisante ... ?


Okay, je ne vais pas vous sortir le dictionnaire

Mais j'avais juste besoin d'en prendre toute l'aire


Sauf que quand j'entends ça, je me demande où ça a ripé

Alors j'essaie de me l'expliquer


Ce que je fais, je le fais avec beaucoup de sérieux mais pas en me prenant au sérieux !

Ce que j'aime c'est comprendre et expliquer mais pas en imposant !

Je n'ai jamais eu l'intention d'affirmer sur un ton sentencieux !

Mes réponses ne sont que des arguments qui se veulent aidants bien plus que tranchants !


Sauf que quand j'entends ce qu'on dit de moi, je me demande où ça a ripé

Alors j'essaie de me démontrer


Ce qu'il croit n'est pas dans mon caractère. Ce n'est pas moi !

Sauf que les gens me regardent et aucun ne me voit

Je le sens. Les sourires s'effacent. L'ouverture trépasse

Et je me renferme tellement, à la force, je suis lasse


Tous ces on-dits laissent de malheureuses traces

Dans le sillon des souvenirs dont l'odeur n'a rien de fadasse

A croire que je suis de celles de qui l'on attend qu'elles s'effacent

Et qu'elles ânonnent, incapables d'avoir, d'être, même en surface


Sauf que face à tout cela, rien de bon

Je ne peux pas m'empêcher de me questionner

Je lance la machine à me torturer, avec ou sans raison

Parce que c'est sûrement plus facile que de revendiquer...


J'ai passé l'âge d'être une ingénue mue par sa vision de la vie largement baignée de naïveté

Et si le monde des bisounours a depuis bien longtemps décoloré

Je ne désespère pas de (re)trouver une oreille attentive à mon amour de la simplicité


Enfin, plus tard, peut être, pour l'instant, je suis démontée

La tête à l'envers, le coeur fatigué

L'envie de revenir avant, là où l'on semblait m'accepter


Sauf que quand j'en arrive là, je me demande où ça a ripé

Et quand je me regarde, je me demande où je suis passée...


Priscachée


Rédigé sur la consigne 69 d'Ecriture Ludique.


Par PriscaCoune
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Dimanche 2 novembre 2008

Texte rédigé en forme de suite à celui rédigé à deux mains par Pandora et Caro_Carito.


 


Mercredi 8 août

 

Cher Gérald,

 

Je reviens pour te raconter la suite. La fin.

 

J'y suis allée donc. Au café. Je l'ai attendu. J'étais en retard, mais si peu. Je m'inquiétais. Mais alors que je me demandais si j'avais eu le malheur de la rater, le garçon m'a apporté une lettre. Une dernière lettre dont voici la substance :

 

Cher Pierre,

 

Je suis venue une bonne heure plus tôt que l'heure de notre rendez-vous avec l'intention de vous rencontrer.

 

Il y avait tous ces gens autour, bourdonnant de silence dans mes oreilles et je me suis soudain sentie envahie d'une grande tristesse à l'idée de vous avoir rencontrer. Un spleen nostalgique dont l'objet en était le temps déjà écoulé depuis votre première lettre...

 

Comprenez, je ne peux pas vous rencontrer. Nous avons vécu le meilleur, Pierre...

 

Comprenez, je sens que je pourrais vous aimer. Et nous en viendrions à nous déchirer.

 

La réponse est là : l'alchimie entre le rêve et la réalité n'existe pas, Pierre. Aucun lien entre le vécu et l'imaginaire.

 

Adieu, Pierre.

 

S.H.

 

PS : faites-moi porter le livre à l'Institut National de Météorologie pour le bien du temps. Vous pouvez conserver l'exercice d'écriture mais oubliez-moi.

 

 

Voilà tout ce que contenait sa lettre. Tout et rien.

 

Voilà plusieurs heures que je la lis et la relis. Je ne sais pas plus qu'en faire. Je ne sais plus que faire.

 

Je respecterai sa demande. Pourtant, je suis sûr qu'elle se trompe. Car je sais que je vivrais ma vie durant avec son souvenir constitué de mon vécu d'elle au travers de ses mots et entretenu par mon imaginaire. Et alors elle deviendra une réalité prenant corps dans mes rêves...

 

Je vous dis à bientôt mon ami. Je pars quelques jours en vacances pour réfléchir à la meilleure façon de vivre avec ce vestige constitué de vide.

 

Pierre

Par PriscaCoune
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Mardi 28 octobre 2008
J'ai longtemps fermé ma gueule. Sans un souffle, sans un mot, j'acquiesçais. Rien à dire. Rien à penser. Un mantra comme un autre. Cela a duré jusqu'au 22 mars à peu de chose près.

Ma vie dans un sous-sol ou une cage, c'est du pareil au même. L'impression d'enfermement reste  identique. Comme une femme qu'un peintre aurait omis d'achever.

15 années. Ou 3O peut être ?

Qu'importe après tout. "La valeur n'attend pas le nombre des années", n'est-ce pas ?

Alors c'est forte de cette maxime cornélienne que tel un poisson rouge, d'un tour de bocal effectué sur une rythme endiablé, j'ai décidé de tout effacer.

Je m'en souviens c'était un 12... Ou un 31 décembre ? En tout cas, c'était un vendredi, en pleine abbaye -  ou pas, en fait... j'sais plus -, que telle une recluse, je me fis voleuse de bouts de moi.

Depuis, je m'affirme. Je ne dis pas que c'est tous les jours. Que nenni ! Un égo, ça se construit par palier. Seulement, rien ne dit qu'on puisse les monter d'une traite non hachée. Tu montes. Tu descends. Tu dis 33 chez le doc pour qu'on ne te prescrive des calmants. Et des paliers, il y en a... autant qu'il en faut pour ressortir, lentement, ta dignité du trou.

J'ai bien progressé. Je suis passée maître dans l'art d'être moi-même. Enfin presque ! Disons que je suis un bon petit scarabée.

Simplement, maintenant, j'ai d'autres problèmes et je me pose d'autres questions.

Ecorchée vive que je suis, il y a maintenant certaines choses que je ne supporte plus. Et le manque de respect en fait partie. Un peu comme les anciens fumeurs qui ne supportent plus la fumée.

Toujours est-il que ce manque, je le rencontre très fréquemment au bureau.
Sans rentrer dans le détail de la bêtise humaine, du ton méprisant et hautain sans raison et de la méchanceté gratuite (pour commencer dans l'absence de détail...), je croise des gens qui ont beaucoup trop de culot à mon goût, souvent des mots de trop sans même un seul sourire, un ton agressif par nature et aucune autorité justifiant qu'ils s'adressent à l'enfant que je parais sur ce ton là.

Et dans ces cas-là ? Et bien, là où avant, je me serai tue, rongée, vidée de mes larmes dans les toilettes, maintenant je réponds. Et le ton monte et monte encore. Ce qui est rassurant, c'est que je ne suis pas la seule à monter le son. Et il n'est pas contesté non plus que la personne en face a largement tendance à dépasser les bornes de la décence et de la cordialité, sans oublier d'user du registre affectif.

Manipulation, je crie ton nom... Cela change. Avant, je le murmurais.

Je n'avais pourtant que rarement eu, jusque-là, tant de rapports professionnels conflictuels. Et d'ailleurs, qu'est-ce qui justifie que je me mette dans un état tel ?

A l'usage, ma douceur, ma patience et mon calme s'effritent et deviennent clairement sélectifs.

P't'être pas plus mal. "A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire".

Mais est-ce vraiment moi ? Deviens-je caractérielle ?



Rédigé pour Ecriture Ludique sur la consigne n° 63.
Par PriscaCoune
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